| animale/halieutique | 13.01.2026 | 1.27K |
Depuis l’annonce de la suspension de la TVA de 18% sur les intrants d’élevage, sur les sacs servant au conditionnement des aliments et sur les aliments, nous avons constaté, dans un premier temps, une application effective de cette mesure aussi bien par les industries de fabrication d’aliments que par les structures de commercialisation des matières premières.
Cependant, depuis quelques jours, une situation préoccupante est observée sur le terrain.
Des structures spécialisées dans la vente de matières premières telles que le soja, le son de blé et autres intrants essentiels à l’alimentation animale ont commencé à facturer de nouveau la TVA, avec une augmentation significative des coûts, contrairement aux structures qui vendent les aliments composés, lesquelles n’ont pas encore appliqué cette taxe.
Si l’État ne s’engage pas de manière ferme et claire à faire respecter cette mesure de suspension de façon uniforme, il existe un risque réel que, dans les prochains jours, les sociétés de fabrication et de vente d’aliments répercutent à leur tour cette charge fiscale, aggravant ainsi la situation déjà fragile des éleveurs.
Face à cette incohérence dans l’application de la suspension de la TVA, nous interpellons respectueusement l’État et les ministères concernés afin qu’ils prennent des dispositions claires, concrètes et urgentes pour que cette suspension soit effectivement appliquée à tous les acteurs, aussi bien : aux vendeurs d’intrants, qu’aux fournisseurs de matières premières destinées à l’alimentation animale.
Il est important de souligner que, suite à cette situation d’incertitude, de nombreux éleveurs ont préféré suspendre leurs activités, attendant une meilleure visibilité avant d’engager un nouveau cycle d’élevage. Cette attitude, bien que compréhensible, risque d’avoir des conséquences négatives sur la production nationale et sur la sécurité alimentaire.
C’est pourquoi nous demandons instamment à l’État de se pencher sérieusement sur la situation des éleveurs, d’assurer un suivi rigoureux de la mesure de suspension de la TVA et de communiquer clairement, afin de rassurer l’ensemble des acteurs du secteur.
Pour le bien-être des agriculteurs et des éleveurs, et pour la stabilité du secteur de l’élevage, une action rapide et équitable s’impose.
ANAM-CI
Association Nationale des Aviculteurs Modestes de Côte d’Ivoire
NB : Les titres et le chapeau sont de la Rédaction
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