| animale/halieutique | 18-05-2023 | 1.33K |
Ils n’ont pas de fermes encore moins de clapier, n’ont suivi aucune formation en cuniculture et pourtant, ils sont les plus grands bénéficiaires dans la chaîne de commercialisation du lapin au détriment des éleveurs et des consommateurs.
De par leur fait, un lapin qui sort de la ferme à moins de 5000 F se retrouve dans l’assiette du consommateur à 8000 F en moyenne.
Eux, ce sont les démarcheurs. Ces derniers, il convient de le dire règne en maître dans le circuit de distribution de la viande de lapin.
Leur action prive les cuniculteurs d’un prix rémunérateur et impose un prix exorbitant de la viande de lapin aux consommateurs.
Conséquence, la consommation de cette viande peine à entrer dans les habitudes alimentaires de la masse comme le poulet, le porc…
Or, c’est à cette condition que les producteurs pourront bénéficier du fruit de leur effort.
Pour se soustraire des griffes des démarcheurs, les éleveurs de lapins réunis en association ont engagé des réflexions à leur niveau.
Il envisage à l’instar de ce qui se fait pour le poulet, installer des kiosques de vente de viande de lapin aux différents carrefours.
Egalement, ils envisagent lors des grandes fêtes de sortir les lapins dans des caisses aux différents aux lieux d’affluence pour familiariser les populations à cette viande comme le font les revendeurs de poulet.
Ainsi, entendent-ils accoutumer les populations à la viande de lapin, démocratiser sa consommation et bénéficier de l’économie d’échelle qu’une consommation de masse du lapin pourrait entraîner.
En entendant ces initiatives salutaires, les démarcheurs continuent de faire renchérir les prix sur les marchés privant les populations d’une source importante de protéine.
Kpazin Luc
commentaires