| vegetale | 08.07.2026 | 1.14K |
@Image : Maria Dion-Gokan dans une plantation de café
Par Fulgence Wawa Jay
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fulwawajay@latribuneagricole.ci
Pour miss Dion-Gokan donc : « Quand on parle d'Arabusta, beaucoup pensent qu'il s'agit simplement d'un croisement entre un arabica et un robusta.
En réalité, c'est bien plus que cela.
Dans les années 1960, les chercheurs en Côte d'Ivoire se heurtent à un obstacle majeur : le croisement est impossible. L'arabica possède 44 chromosomes, tandis que le robusta n'en possède que 22.
Plutôt que d'abandonner, ils décident de relever le défi.
Ils développent d'abord un robusta tétraploïde, en doublant artificiellement son nombre de chromosomes. C'est cette avancée qui rend enfin possible le croisement avec l'arabica.
Ce n'est qu'ensuite que les chercheurs utilisent plusieurs lignées d'arabica, issues de collections de recherche enrichies par des génotypes provenant de différentes régions d'Éthiopie, berceau génétique du café arabica.
Autrement dit, l'Arabusta n'est pas né parce que l'on a simplement mélangé deux cafés. Il est né parce que des chercheurs ont d'abord réussi à transformer un robusta pour rendre ce croisement possible.
C'est là toute la prouesse.
L'Arabusta est donc une véritable innovation scientifique conçue en Côte d'Ivoire. Une innovation qui démontre que notre pays n'est pas seulement un grand producteur de café, mais aussi un acteur majeur de la recherche caféière mondiale.
Nous devrions raconter cette histoire plus souvent. Parce qu'avant d'être une tasse de café, l'Arabusta est une fierté scientifique ivoirienne. »
Pour apprendre d'avantages sur le café et son histoire à travers le monde, vous pouvez suivre Maria Dion-Gokan à partir du lien
F. W. J
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