| business | 27.04.2026 | 1.14K |
Présent en Côte d’Ivoire depuis 40 ans, le Fonds international de développement agricole (FIDA), aux dires de son Directeur Pays, accompagne le Gouvernement ivoirien dans la transformation durable de l’agriculture et des territoires ruraux.
‘’L’action du FIDA repose sur des investissements structurants qui positionnent les populations rurales comme acteurs et agents du changement, avec une attention particulière portée aux producteurs agricoles, aux organisations professionnelles, ainsi qu’aux femmes et aux jeunes, afin de renforcer la productivité, stimuler l’emploi rural et faciliter l’accès aux marchés’’, a précisé d’entrée Hermann F. Messan face à la presse.
Le programme pays du FIDA, toujours selon son premier responsable couvre des filières agricoles stratégiques pour la sécurité alimentaire et l’amélioration des revenus ruraux, notamment le riz, le maïs, le maraîchage, la mangue, l’anacarde, le karité, l’aquaculture, l’aviculture et les petits ruminants. Pour lui, ces interventions s’inscrivent dans une logique de développement des chaînes de valeur, de transformation des systèmes alimentaires et de renforcement de la résilience économique et climatique des zones rurales.
Des impacts concrets des investissements du FIDA en Côte d’Ivoire
Il ressort dans un bref bilan fait par Hermann F. Messan que depuis 1984, les investissements du FIDA en Côte d’Ivoire ont généré des impacts concrets, touchant plus de 585 000 ménages ruraux. En 2025, ils ont permis une hausse d’environ 30 % des rendements pour des cultures telles que le gombo, le piment et l’oignon ; une production moyenne de 4,5 tonnes par hectare en riziculture irriguée ; le renforcement de l’accès aux marchés à travers la signature de 186 contrats commerciaux ; la modernisation de 92 mini-rizeries, ayant doublé leur capacité de transformation et atteint un rendement d’usinage de 70 % ; la réduction des pertes post-récolte à 5-7 % dans la filière oignon.
Les opportunités économiques ont également été stimulées par le financement de 54 plans d’affaires, représentant un montant total de 1,25 milliard FCFA.
Par ailleurs, la résilience des communautés rurales a été renforcée grâce à l’aménagement de 1 009 hectares de périmètres hydro-agricoles ; la distribution de 116 tonnes de semences climato-résilientes, ainsi que la formation de plus de 31 000 producteurs aux pratiques agro-écologiques.
Des perspectives reluisantes
En termes de perspectives, le Directeur Pays a annoncé qu’en 2026, le FIDA élargira ses zones d’intervention de 12 à 20 régions, notamment grâce à l’intégration des quatre régions du Zanzan à travers le Projet de Pôle Agro-Industriel du Nord-Est (2PAI-NE), ainsi qu’à l’extension vers de nouvelles régions avec le Projet d’appui au développement durable de l’aquaculture en Côte d’Ivoire (PAD-CI).
Avec plus de 344 millions de dollars investis dans le 2PAI-NE, bénéficiant à 35 250 ménages, et environ 150 millions de dollars mobilisés pour le PAD-CI en appui à 20 000 ménages, le FIDA atteindra plus de 640 000 ménages ruraux en 2026, soit près de 10 % d’impact supplémentaire par rapport à l’année précédente.
Un bilan approuvé par M. Djè Bi Jean, sous-directeur des évaluations des projets, représentant le Ministre Bruno Nabagné Koné, en charge le département de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières. ‘’Nous qui sommes régulièrement sur le terrain, nous pouvons dire que le FIDA est notre bienfaiteur’’, s’est-il réjoui. Même s’il pense que les ressources mises à la disposition de la Côte d’Ivoire sont insuffisantes et que le FIDA devrait en faire davantage.
Dans nos prochaines parutions, nous ferons le bilan à mi-parcours de quelques projets co-financé par le FIDA en Côte d’Ivoire. Rappelons que la Côte d’Ivoire occupe une position stratégique dans les dynamiques agricoles et alimentaires de l’Afrique de l’Ouest.
Le secteur agricole constitue un pilier majeur de l’économie nationale, contribuant à hauteur de 23 à 25 % du produit intérieur brut (PIB) et assurant des moyens de subsistance à près de la moitié de la population active, dont 45 % exercent directement dans l’agriculture.
Evariste N’Guessan
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