CI / Filière Bétail-Viande : Abattoir d’Anyama, des pratiques d’extorsion de fonds signalées par les

Twitter Linkedin email whatsapp Facebook
animale/halieutique 05-11-2024 2.07K

« Contrairement aux hommes d’affaires, nous sommes des acteurs de la filière. Pour ce faire, nous nous battrons pour assainir notre corporation au bonheur de tous et du pays » tel est, à l’entame les mots de Mory Coulibaly, Président de l’Union régionale des sociétés coopératives de marchands de bétails d’Abidjan, par ailleurs président de l’OIA de ladite filière au cours d’une conférence de presse organisée ce samedi 02 novembre 2024 au centre pilote de la commune de Port-Bouët.

« Contrairement aux hommes d’affaires, nous sommes des acteurs de la filière. Pour ce faire, nous nous battrons pour assainir notre corporation au bonheur de tous et du pays » tel est, à l’entame les mots de Mory Coulibaly, Président de l’Union régionale des sociétés coopératives de marchands de bétails d’Abidjan, par ailleurs président de l’OIA de ladite filière au cours d’une conférence de presse organisée ce samedi 02 novembre 2024 au centre pilote de la commune de Port-Bouët. 

 

Les acteurs de la filière bétail-viande de Côte d’ivoire ont décidé de prendre en main la résolution de certaines difficultés qui minent leur corporation. A travers l’Union régionale des sociétés coopératives de marchands de bétail d’Abidjan (URSCMABA), ils ne ménagent aucun effort pour y arriver.

 

C’est dans cette optique qu’ils ont invité les journalistes ivoiriens et étrangers en Côte d’Ivoire, pour non seulement donner les informations sur la santé de leur secteur d’activité, mais également dénoncer et lever un coin de voile sur une pratique orchestrée « par des mains tapis dans l’ombre » à l’effet de soutirer des sommes importantes d’argent aux commerçants de bétails autour de la relocalisation de leur activité dans la commune d’Anyama à 10 Km au nord du District d’Abidjan.

 

« Nous avons l’obligation et le devoir de rejoindre le nouveau site à Anyama comme l’a souhaité l’Etat de Côte d’Ivoire à travers le District Autonome d’Abidjan. C’est pourquoi nous invitons nos pairs à prendre toutes les dispositions pour cette autre étape. Cependant, nous souhaitons à l’égard des autorités qui ne ménagent d’ailleurs aucun effort en notre endroit, que cela se fasse avec clarté » s’est voulu clair le Pdt Mory avant crier son indignation sur une pratique d’extorsion de fonds qui pèse sur les acteurs concernés par cette relocalisation. Car selon lui « c’est incompréhensible qu’alors que les autorités n’ont encore rien décidé en termes de conditions financières pour l’accès au  nouveau site, des gens pullulent dans notre milieu pour vendre des illusions à nos pairs » va-t-il ajouter avec une grande exaspération. 

 

Pour Toé Seydou, vice-Président de ladite organisation, il revient aux acteurs « de garder la vigilance dans l’attente des orientations des autorités en charge du nouveau site ». « Dès la réception des mises en demeure de la part du District Autonome d’Abidjan et fort conscients du devoir en tant que citoyens, notre organisation a écrit au District aux fins de savoir les conditionnalités pour la relocalisation de chaque acteur. Alors nous sommes en droit d’attendre le retour des autorités. Ne prenez donc pas la peine d’écouter tous ses personnes qui ne font que profiter de la situation pour espérer nous faire les poches » précise M. Toé à l’endroit des acteurs.

 

 

M. N’Dri Secrétaire général de l’Union régionale des sociétés coopératives de marchands de bétail d’Abidjan (URSCMABA) n’a pas manqué également d’aborder dans le même sens de la vigilance en exhortant les acteurs à ne débourser « aucun centime à qui que ce soit quel que soit la casquette qui sera présenter. Il faut tout simplement attendre le District qui a une oreille attentive aux préoccupations de la corporation ».

 

Un autre fait. En effet, selon les sources sur places, des personnes aux pratiques moyenâgeuses exigent et extorquent de l’argent aux commerçants en leur promettant des espaces pour habitation sur le nouveau site. Dans leur sale besogne, aux dires des conférenciers, c’est tout d’abord la somme de 25 000 F CFA réclamée pour être éligible à l’acquisition du terrain (une prétendue éligibilité qui ne serait en réalité qu’une adhésion voilée à une structure connue), puis 125 000 F CFA pour l’introduction du dossier. 

 

« Certes de nombreux bouchers devenus vulnérables car ayant perdu leur dortoir à l’abattoir de Port-Bouët sont tenté par cette malveillance mais sachez qu’il ne s’agit que d’une véritable escroquerie. Sinon comment un site dédié à un abattoir deviendrai-il aussi facilement une zone de logements pour si peu en plus à Anyama ? Les gens doivent méditer dessus pour éviter de subir cette autre marmaille» prévient le Vice-Président Toé Seydou sur cette situation de terrain d’habitation que promettent les enchanteurs de l’ombre cachés derrière une organisation de la place.

 

A cette rencontre d’informations, les conférenciers ont affirmés continuer de travailler dans le silence pour le bien de tous les acteurs du secteur et que désormais, ils garderont les yeux grands ouverts pour contrer toute situation désastreuse à leur encontre ; sans oublier d’insister que « chaque acteur devrait être vigilant en approchant les responsable pour toutes informations utiles face à une situation quelconque. « Nous sommes certes nombreux. Et dans une telle situation, certains se laissent prendre par les personnes peu recommandables pourvu que ces dernières prétendre venir ou viennent d’une quelconque organisation. Non ne cédez pas ! S’il y a de l’argent à débourser, c’est au District qu’il revient de le signifier officiellement en nous orientant où cet argent devrait être payé ; comme il l’a fait avec les mises en demeure car ce site à Anyama a été aménagé par l’État de Côte d’Ivoire, à travers le district autonome d’Abidjan. Restons donc calme et en attente du retour du courrier que nous avons adressé au District » a précisé le Pdt Mory Coulibaly pour clore la conférence qui a eu également la participation de nombreux acteurs du secteur venu de partout soutenir leur organisation.

 

Fulgence Wawa Jay

+225 0708182915

wawa.fulgence78@gmail.com

commentaires

La Tribune Agricole (AGRI EVENTS MEDIA)
Abidjan Côte d'Ivoire
la rédaction : 0708182915
service com. : 0708182915

nous suivres

© agri event media sarl edited by - e.d.a.r.i.