| 10.06.2025 |
| whoiswho / vegetale |
Contemporain de Montaigne, il est reconnu comme père fondateur de l’agronomie moderne grâce à son œuvre maîtresse, Le théâtre d’Agriculture et Mesnage des Champs, qu’il publia en 1600. Ses préceptes dictèrent les débuts de l’agronomie et il inspira notamment les Physiocrates en fondant l’économie sur la rentabilité des terres agricoles et en sortant les pratiques agricoles de leur routine ancestrale.
Les qualités littéraires de son traité d’agriculture, en particulier sa langue imagée et abordable, suscitent l’enthousiasme lors de sa parution. Les éditions se succédèrent. En 1804, on en comptait plus de vingt et en 1997, la vingt-cinquième paraissait aux éditions Actes Sud.
Ses préceptes agricoles firent plus de sensation à l’époque et forcèrent l’admiration de générations d’agronomes jusqu’à aujourd’hui. Sa vision de l’agriculture regorgeait d’observations précises mêlant le souci de produire davantage et celui de préserver les ressources. Il considérait la production agricole comme un " système de production " dont les différents éléments agissent les uns sur les autres.
Olivier de Serres privilégiait les jachères pâturées ou semées pour éviter l’évaporation et recommandait la rotation des cultures et son corollaire, l’assolement, mît en évidence la contribution des légumineuses au renouvellement de la fertilité... Olivier de Serres s’intéressait également à la conduite du " bétail à quatre pattes " et du " pasturage pour son vivre ", n’omettant ni le poulailler, ni les étangs piscicoles, ni le jardin et ses plantes médicinales... Il accordait enfin une place particulière à l’élevage des vers à soie, ce qui attira l’attention du roi et fut source de richesse pour sa région.
Fulgence Wawa Jay
commentaires