| vegetale | 03-04-2023 | 81 |
Comment tirer des revenus de son jeune champ d’hévéa ?
La pratique de la culture hévéicole est obligatoirement liée à un intérêt financier ou économique. On ne fait pas de l’hévéa pour du plaisir et ou par passion. Et pourtant cette activité est onéreuse en temps, en énergie et en moyens financiers. Cependant, l’une des contraintes de l’hévéaculture est la période non productive qui s’étend sur six (6) bonnes années. Or pendant cette période improductive, le cout de l’entretien suivra son cours avec tout ce qui va avec. Comment combler alors la situation durant cette période d’attente ? Après plusieurs études et expériences menées sur la question par des spécialistes au sein du Centre Nationale de Recherches Agronomiques (CNRA) et d’autres structures, il est possible de tenter une autre approche qui permettra au planteur de tirer une substance de sa jeune plantation en attendant l’heure de la récolte appropriée. Il s’agit tout simplement d’associer des cultures vivrières aux jeunes hévéas qui sont sans dommage pour les arbres. Car en plus de procurer des revenus, ces cultures ont un effet bénéfique sur la croissance des hévéas.
Comment associer les cultures vivrières à l’hévéa ?
Choix des espèces et variétés
Tout d’abord, il est important de maitriser la portée de chaque spéculation agricole. Un certain nombre de critères doit impérativement compter dans le choix des cultures à associer au champ :
- Le plus regardant de ces critères reste la compatibilité avec l’hévéa. La culture choisie doit être à mesure de s’accommoder de la présence de l’hévéa sans nuire à sa croissance. En effet, certaines plantes nuisent à d’autres dans leur développement. Et cela est récurrent dans le cas de l’hévéaculture. Par exemple, le manioc, qui n’a pas encore fait l’objet d’observations approfondies dans l’étude de l’association des cultures à l’hévéa est pour l’instant à écarter selon les experts du CNRA.
- Secundo, il faut répondre à l’objectif qui consiste à tirer une substance de sa jeune plantation. Alors, le choix des cultures doit répondre aux besoins soit d’autoconsommation des planteurs et/ou être aisément commercialisables pour permettre aux propriétaires d’en tirer des profits pécuniaires. Ainsi, l’on pourrait associer à l’hévéa de l’igname, du riz, du maïs, de l’arachide, de la banane plantain et des légumes (gombo, tomate, aubergine…). Pour les différentes variétés de ces cultures voir le tableau 1 du CNRA. C
Quelle est la rotation des cultures vivrières et la durée de l’association ?
Selon l’apport de chaque culture, il est recommandé dans cette association vivriers-hévéa, de tenir compte d’une sorte de succession des plantes à associer. Par exemple, la culture de légumineuses (arachide, haricot, niébé, soja) permet la fixation de l’azote atmosphérique qui va servir au développement des plantes. Ainsi quatre (4) successions culturales sont conseillées par l’expertise du CNRA. Le tableau 2 ci-dessous ces successions. Cependant, l’ordre de succession dans ce tableau est interchangeable.