| vegetale | 22-03-2024 | 1.71K |
Arrivée à Bangolo en 2012, Ange Danol Doué, native du village de Guéhouo, s’est investie dans la culture du riz. Sa particularité dans ce domaine demeure le "Riz Danané". Une variété très prisée car parfumée et au goût savoureux.
Selon dame Doué, sa marque repose sur le nom de "Riz Danol" pour le fait d'être non seulement produit à Bangolo avec son groupement "Réseau Messi" ; mais avec une particularité technique qui accroit les qualités de cette variété.
Pour apporter sa pierre à la lutte contre la cherté de la vie, la promotrice et son organisation, malgré la très bonne qualité du ‘‘Riz Danol’’ préfèrent l’offrir au coût de 700 F CFA/Kg pour 17 500 F CFA le sac de 25 Kg et de 35 000 F CFA celui de 50 Kg.
Outre cette variété, Ange Danol Doué et ses collaborateurs cultivent et commercialisent également le riz normal ou Bouaké puis le C26 dont le kilogramme est à 600 F CFA, le sac de 25 Kg à 15 000 F CFA et celui de 50 Kg à 30 000 F CFA. A cela s'ajoute la variété (8 à 9), dont le kilogramme coûte 500 F CFA et le sac de 50 Kg 25 000 F CFA et 12 500 F CFA celui de 25 Kg.
Déterminée à contribuer à l'autosuffisance alimentaire et à lutter contre la cherté de la vie, Ange Danol Doué et sa structure souhaitent recevoir des semences et intrants de la part de l'État et autres structures spécialisées, afin d'accroître la production du riz jusqu'à 5 tonnes l'hectare pour 50 à 60 sacs de riz au lieu de 20 sacs seulement.
Selon elle, cela permettra la réduction du coût au kilogramme, car l'appui souhaité n'est pas fortuit, d'autant plus qu'en ce moment, de 3 000 F CFA, les intrants sont passés à 5 500 F CFA. Une situation qui ne permet pas la réduction du coût de production, donc de vente.
Autre particularité avec le ‘‘Réseau Messi’’, demeure l'objectif de proposer rien que des denrées exclusivement bio aux consommateurs. Pour ce faire, Mme Danol Doué met fortement la main à la poche pour fabriquer des intrants bio et éviter l'utilisation de produits pouvant dénaturer le goût naturel du riz. Ceci explique à l’en croire et malgré la volonté de mieux offrir, le coût actuel de ses productions.
D'où cet appel pressant plus haut aux autorités, pour des appuis et lui permettre le traitement du riz, via une unité de transformation à Bangolo. Surtout que la terre de Bangolo est appropriée à la culture du riz.
A l’agenda de l’initiatrice, figure aussi la motivation des femmes de Bangolo, de la région du Guémon et de toute la Côte d'Ivoire à s'intéresser au retour à la terre, mais particulièrement à la culture du riz, une activité économique fiable.
Par ailleurs, selon Ange Danol Doué, l’annonce de la construction d'un marché de gros à Bangolo est une aubaine pour les femmes de la région. « Dans l’attente de la mise en place du marché de gros, c’est une entière satisfaction pour nous avec cet autre pas qualitative des autorités » dira-t-elle avant d’émettre le souhait de voir sa structure gérer cet outil dans l’optique selon elle de « faire profiter véritablement à l’ensemble de la région dont les 1200 jeunes, 4000 femmes et 500 associations agréées affiliées au Réseau Messi », misant sur le « professionnalisme de notre équipe et la grande expérience acquise sur tout ce temps dans la gestion des nombreux membres de notre structure »
Angèle Koulaï
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