CI / Riziculture : La Banque de Riz pour relever le défi de l’autosuffisance

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vegetale 29-10-2023 465

En Côte d'Ivoire, le riz est une denrée alimentaire très prisée. Sauf que sur l'échiquier national, la production ne parvient pas à couvrir tous les besoins. Ce qui explique l'énorme quantité de riz importée chaque année par le gouvernement de Côte d'Ivoire. Afin de contribuer à la croissance de la production du riz en Côte d'Ivoire, la présidente de la fondation (JDM), Mme Jocelyne Douarou Andrée, par ailleurs Directrice générale(DG) de la banque du riz et ses pairs de la filière riz, mettent tout en œuvre pour relever cet important défi. Ce, depuis 2020.

En Côte d'Ivoire, le riz est une denrée alimentaire très prisée. Sauf que sur l'échiquier national, la production ne parvient pas à couvrir tous les besoins. Ce qui explique l'énorme quantité de riz importée chaque année par le gouvernement de Côte d'Ivoire. Afin de contribuer à la croissance de la production du riz en Côte d'Ivoire, la présidente de la fondation (JDM), Mme Jocelyne Douarou Andrée, par ailleurs Directrice générale(DG) de la banque du riz et ses pairs de la filière riz, mettent tout en œuvre pour relever cet important défi. Ce, depuis 2020. 

Rentrée de Paris en 2020 pour la Côte d'Ivoire, dame Douarou, qui ambitionnait de produire du riz de qualité depuis l'enfance, a entrepris la recherche de partenaires dans ce domaine, afin d’amorcer l’atteinte de son objectif. Dans l’attente et profitant de la création d’un ministère en charge de la promotion de la riziculture en 2020 par le Président Ouattara, elle y introduit ses dossiers en vue de la création d’une entreprise. 

Sur fonds propre, la DG de la Banque du Riz, obtient pour commencer 10 hectares de terre cultivable, puis 15 hectares en 2021 et 25 hectares en 2022. Pour l’année 2023, avec l'appui du ministère de l'agriculture et celui M. Dembélé, DG de l’ADERIZ, la Banque du Riz est à 100 hectares pour sa production.

Pour Jocelyne Douarou Andrée, tout est mis en œuvre pour faire avancer La Banque du Riz même si selon elle sa structure « est une jeune entreprise, qui n'a pas les mêmes moyens techniques que les grandes firmes ». C'est en cela d’ailleurs que La Banque du Riz s'est donné les moyens pour se doter de motoculteurs, de batteuses minimes ; sans oublier l’appui du ministère en intrants d’une capacité de 50 hectares via l’ADERIZ, pour un temps, soit peu, continuer sa marche avec la facilitation dans la production du riz.

Tout en misant sur les potentialités du sol de Bangolo, qu’elle reconnait comme étant très riche et propice à la culture du riz, la crainte de Jocelyne Andrée Douarou, se situe dans la faiblesse voir le manque d’assistance institutionnelle en termes de mécanisation, à la hauteur de la capacité du secteur rizicole ivoirien.

« Il est plus que nécessaire, utile et urgent d’aider le secteur rizicole à aménager les bas-fonds. La Côte d’Ivoire en regorge en quantité et en qualité. Et l’Etat, avec cette volonté affichée du Président de la République de passer à une autre étape de l’agriculture avec la transformation locale, peut accompagner les riziculteurs ivoiriens dans ce sens. » Clame dame Douarou.

La Banque du Riz de Mme Jocelyne Andrée Douarou, c’est également des groupements de femmes et des superficies cultivables et cultivées à Bangolo, Duékoué, Kouibly, ainsi que dans la région du Tonkpi, précisément à Logoualé ; pour plus de 80 hectares de riz emblavé avec toutes sortes de variétés allant du riz ordinaire au riz amélioré ou riz de luxe tels le riluxe, le C10, le JT11 appelé Riz Danané amélioré. 

Selon la Directrice Générale de La Banque du Riz, pour l’autosuffisance en riz, il est souhaitable que le président de la République ramène le ministère du riz. « Notre souhait n'est pas fortuit, dans la mesure où le ministère de l'agriculture est vaste et s'occupe à la fois de plusieurs spéculations et secteurs. Pourtant seul, le ministère de la  riziculture saura mener une bonne politique en faveur de la production du riz », estime dame Douarou avant de souhaiter que les appuis en semences, phytosanitaires et autres soient faits avant le démarrage des saisons pluvieuses. Ce qui permettrait une bonne et efficiente utilisation. 

 L'autonomisation de la femme au cœur des activités de la banque du riz.

Dans la politique de la banque du riz, l'autonomisation de la femme occupe un rang majeur. Les groupements agricoles féminins ont une grande importance en effet dans la chaîne des valeurs de La Banque du Riz. Sur les superficies acquises, les femmes reçoivent les semences et un appui financier. Quand elles produisent le riz, La Banque du Riz se charge de racheter la production de ces femmes avec en prime, une quote-part qui leur est reversée. 

Encourageant ainsi chaque famille à se doter de bas-fonds pouvant donner 25 sacs de riz de 100 kilogramme sur un demi-hectare. Car pour elle, ce système contribuera à la lutte en faveur de l'autosuffisance alimentaire ainsi qu'à la lutte contre la pauvreté. 

Angèle Koulaï correspondante régionale

 

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