| vegetale | 04-10-2023 | 1.47K |
Le Salon international de l’Agriculture et des Ressources Animales, SARA, hormis le cadre d’exposition, reste, une occasion de réflexion autour des problèmes et solutions pour l’agriculture dans son ensemble et ce, à travers des conférences, panels et autres opportunités d’échanges. Tel fut cet autre exercice de la part des experts dont M. Coulibaly Edmond, DG du Conseil Hévéa et palmier à Huile (CHPH) sur le thème : « L’agriculture africaine face aux défis des chocs internes et externes : Quelles innovations structurelles pour améliorer les secteurs agricoles et garantir la souveraineté alimentaire. »
C’est la salle de conférence Café-Cacao 1, du parc d’exposition au SARA 2023 qui fut le cadre, ce dimanche 1er octobre, des interventions des experts sur le thème cité plus haut. Au nombre des intervenants figurait en bonne place le Directeur General du CHPH, M. Coulibaly Edmond.
En expert, le DG du CHPH a pu démontrer de son opinion sur le thème à travers un exposé explicatif sur la question et solution quant aux défis de l’agriculture africaine face aux chocs internes et externes.
A cette occasion, le conférencier, avant d’entrer dans le vif du sujet, a commencé par présenter le tableau du secteur agricole dont il a en charge la régulation en Côte d’Ivoire, à savoir le binôme hévéa-palmier à huile. Selon lui, l’hévéaculture ivoirienne c’est au moins 5000 hectares avec près de 2 500 milliards d’investissement. Les deux spéculations hévéa et palmier à huile, selon ses dires offrent 330 000 emplois avec 1 milliard 300 milles de revenus en termes d’exportations en 2022.
Pour revenir au sujet de l’heure, M. Edmond Coulibaly a estimé que, bien que les plantations d’hévéa et de palmier à huile soient une forêt qui participe à la sauvegarde de la planète, surtout avec la biodiversité que représente une plantation de palmier à huile, les deux filières ont eu à faire face à des chocs internes et externes.
Pour illustrer son assertion, M. Coulibaly a rappelé à l’auditoire, pour ce qui est des chocs internes, le cas du délestage en Côte d’Ivoire dans un passé récent. Selon lui, le binôme Hévéa et palmier à huile a souffert des affres de cette situation interne, surtout en termes de production. Ce qui a valu d’important investissement additionnel pour l’approvisionnement en groupes électrogènes pour au mieux que possible tenir.
Au plan des chocs externes, le premier responsable en charge de la régulation du secteur Hévéa-palmier à Huile ivoirien a pointé du doigt la crise sanitaire de la Covid 19 et la crise russo-ukrainienne. A l’entendre, si le palmier à huile dont 70 pour cent de la production est consommée localement a pu s’en sortir en dehors des difficultés liées à l’approvisionnement en engrais, ce ne fut pas le cas de son alter ego hévéa qui est plutôt soumis aux aléas des différentes situations à l’échelle mondiale.
Pour être plus explicite, M. Coulibaly dira qu’avec la Covid 19 par exemple, il était difficile de maintenir les contrats avec l’extérieur et donc les exportations au niveau de l’hévéa étaient plus qu’une épine aux pieds des différents acteurs à tous les niveaux de la chaine de valeur.
Au nombre des mesures face à de telles situations, comme le stipule le thème de la conférence, l’expert a préconisé des actions avant-gardistes comme des outils de soutien qui pourraient freiner voir endiguer les effets de telles chocs.
A titre d’exemple, il a fait cas de l’exemple du CHPH qui a permis un fond de soutien au secteur hévéa lors de la survenance des crises. Car pour lui l’idéal en pareil cas, est d’arriver à faire tourner les activités quoi qu’il en soit. C’est d’ailleurs pour lui, une des solutions durables. A savoir mettre en place des fonds qui perdurent dans le temps afin de soutenir les filières agricoles et pallier aux effets des chocs tant internes qu’externes.
Pour rappel, soulignons que M. Coulibaly Edmond, DG du CHPH avait pour pairs conférenciers, M. Siméon Ehui, DG de l’IITA (conférencier principal) ; Messieurs Alain Sy Traore, Directeur Agriculture et Développement Rural de la CEDEAO et Attaher Maiga, représentant pays FAO Côte d’Ivoire puis du Dr Christophe Kouamé, Directeur Pays et Coordinateur Régionale en Afrique de l’ouest (ICRAF).
Fulgence Wawa Jay
Envoyé spécial au SARA 2023
commentaires