| vegetale | 17-08-2023 | 2.54K |
Encore un autre pas en plus pour le binôme hévéa-palmier à huile. Le Conseil Hévéa-Palmier à Huile (CHPH), à la tâche, pour une dynamisation de ses secteurs, sous la conduite du Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural ; met en place un ensemble d’actions et de mesures à l’effet de permettre une meilleure régulation comme souhaité par l’ensemble des acteurs de ses filières et comme instruit par le Gouvernement ivoirien.
Désormais, en Côte d’Ivoire, la commercialisation intérieure des produits et sous-produits de l’hévéa et du palmier à huile sera soumise à de nouveaux outils à travers des mesures mises en place par le Conseil Hévéa-Palmier à Huile, apprends-t-on de source bien introduite auprès de cette structure de régulation.
Ceci pour permettre une meilleure régulation des filières hévéa et palmier à huile, chantée à l’unisson par les acteurs et décidé par le gouvernement ivoirien à travers des décrets pris en conseil des ministres du 22 mars 2023 en application de la loi n°2017-540 du 03 août 2017 fixant les règles relatives à la régulation, au contrôle et au suivi des activités des filières Hévéa et Palmier à Huile.
Si le premier décret fixe les modalités de la commercialisation des produits et sous-produits de l’hévéa et du palmier à huile, le second, lui fixe les conditions et les modalités de délivrance des agréments pour l’exercice des activités d’encadrement en plantations villageoises et de commercialisation des produits et sous-produits de l’hévéa et du palmier à huile.
Ces dispositions nouvelles, selon l’Etat de Côte d’Ivoire : « concourent à définir un nouveau modèle de commercialisation des produits et sous-produits de l’hévéa et du palmier à huile, prenant en compte la restructuration de tous les segments de la chaîne de valeur des deux filières, de la collecte à l’exportation. Ce nouveau dispositif régit l’ensemble des opérations de mise à marché, d’achat, de collecte, de groupage, de stockage, de transfert, de vente sur le marché national, d’exportation ou d’importation, de façon à résorber les pratiques commerciales inadaptées liées aux fluctuations des cours des produits de l’hévéa et du palmier à huile et à la prolifération de nouveaux acteurs sur les maillons de la chaîne de valeur de ces matières premières agricoles », avant de préciser également « dans la perspective d’une meilleure mise à marché de ces produits et d’une régulation efficace du secteur, les conditions et les modalités d’exercice des activités d’encadrement en plantations villageoises et de commercialisation des produits et sous-produits de l'hévéa et du palmier à huile ».
Tout est un objectif qui se résume donc aux dires du Régulateur à l’identification des acteurs de la commercialisation et maitriser le circuit de commercialisation des produits ainsi que de permettre la traçabilité des actions menées par les acheteurs agréés.
Dans la faisabilité, le CHPH mise sur Cinq (05) principaux éléments marquant cette nouvelle disposition. Il s’agit de la carte d’identification de l’acheteur, la carte du pisteur, les ponts bascules homologués avec des affiches d’identification, le bon de livraison et de réception puis la fiche de transfert.
Le processus démarre donc par l’obtention par l’acheteur de sa carte d’identifiant acheteur ; celle-ci intégrant toutes les informations liées à l’acheteur entre autres les références de celui-ci, son nom, son numéro de Registre de Commerce, son code acheteur et sa zone d’activité.
Quant au Pisteur, ladite carte comprend les références de l’acheteur et du pisteur, sa carte nationale d’identité, son numéro de téléphone, l’année de la campagne et son code de pisteur afin que celui-ci soit reconnu par le planteur comme un agent certifié par l’acheteur. Quant à la pesée des produits, celle-ci ne se fera que sur les ponts homologués reconnaissables à leurs stickers. Ces premiers outils seront exclusivement délivrés par le Conseil Hévéa-Palmier à Huile à travers ses Représentations Régionales.
Le bon de livraison / bon de réception doit être obligatoirement délivré par l’acheteur au vendeur. Il constitue un titre de créance délivré par l’acheteur ou son pisteur auprès du vendeur.
Des initiatives seront certainement prises à l’effet de permettre aux acteurs l’appropriation de cette nouvelle disposition du CHPH qui ne fera que mettre de l’ordre au bénéfice de tous.
Un bon qualitatif, il faut le dire, qui permettra de rassurer d’avantage l’ensemble des acteurs de ses filières qui subissent depuis quelques années, un certain nombre de difficultés liés à la fluctuation des coûts des produits à l’échelle mondiale ; mais également dû aux agissements décriés de certaines personnes au sein desdites filières.
Fulgence Wawa Jay
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