| animale/halieutique | 28.10.2026 | 38 |
Cette déclaration est l’aboutissement de concertations tenues du 19 au 23 octobre 2026 à Odienné, avec la participation des autorités administratives et des acteurs du secteur pastoral des trois pays.
Les échanges ont porté notamment sur la gestion des ressources naturelles, l’accès aux pâturages et la prévention des conflits entre éleveurs et communautés d’accueil.
Initiée par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), avec l’appui de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Union européenne, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la Semaine du pastoralisme.
Pour le coordonnateur du Projet élevage et pastoralisme intégrés et sécurisés en Afrique de l’Ouest (PEPISAO), Moussa Assoumane, cette initiative traduit la volonté des trois pays de privilégier le dialogue et les solutions concertées pour assurer une mobilité pacifique des hommes et des animaux.
La déclaration prévoit le renforcement de la coopération institutionnelle et transfrontalière, un accès équitable et réglementé aux ressources naturelles partagées, ainsi que l’harmonisation des calendriers de transhumance. La coordination des campagnes de vaccination et le partage des itinéraires empruntés par les troupeaux figurent également parmi les mesures envisagées.
Les signataires entendent par ailleurs mettre en place un comité tripartite chargé du suivi des engagements et renforcer la participation des organisations professionnelles d’éleveurs à la gestion de la transhumance. En Côte d’Ivoire, l’Organisation interprofessionnelle agricole des acteurs de la filière des gros ruminants (OIA-GRCI) est notamment appelée à collaborer avec ses homologues malien et guinéen.
L’accès à l’eau et aux pâturages, le vol de bétail, les feux de brousse et la sécurisation des espaces pastoraux constituent autant de défis auxquels cette coopération doit apporter des réponses.
Conseiller technique du Premier ministre ivoirien, Patrick Christian Kakou a souligné la nécessité de traduire les engagements en actions concrètes.
«Aucun de nos trois pays ne peut à lui seul apporter des réponses durables à des problématiques qui dépassent nos frontières», a-t-il affirmé, appelant à une coopération «plus structurée, plus opérationnelle et résolument tournée vers les résultats».
À travers cette entente, les trois pays ambitionnent de faire du Wassoulou un espace de développement partagé, favorisant les activités socio-économiques, l’inclusion des jeunes et des femmes ainsi que la résilience des populations.
En marge de la signature, la Semaine du pastoralisme a été marquée par un atelier d’analyse contextuelle et de préparation des enquêtes de terrain, conduit par des consultants dans le cadre de la deuxième phase du PEPISAO (PEPISAO-2).
Par Le360 Afrique (avec MAP)
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