| vegetale | 06.11.2025 | 1.51K |
L’incubateur du Centre de formation de l’Anader de Gagnoa, faut-il noter, s’étend sur plus de 60 hectares. Il joue un rôle clé dans la valorisation des déchets et sous-produits du cacao, en favorisant l’entrepreneuriat agricole innovant.
« L’incubateur de Gagnoa accompagne les jeunes et les producteurs dans la transformation durable du cortex de cacao, du jus de mucilage issu de la fermentation des fèves de cacao et autres résidus du cacao pour en faire des produits à forte valeur ajoutée tels que la production de briquettes combustibles non carbonisées, de champignons comestibles et de vinaigre d’assaisonnement à court terme, et des engrais organiques, des aliments pour bétail, du biochar, ou encore des cosmétiques naturels à moyen et long terme », va-t-il souligné.
Ces innovations, dira-t-il, contribuent à une économie circulaire du cacao, réduisent les déchets et soutiennent la transition vers une agriculture verte et durable. A l’en croire, les trois dernières années (2022 à 2024) ont été consacrées à la formation des formateurs sur les différentes lignes de production de l’incubateur, et celle des producteurs. Au nombre de 26 personnes, les producteurs sont répartis sur l’ensemble du territoire national. L’annexe de cet incubateur, celui de Lakota, s’étend sur environ 1,3 hectares.
Le Directeur du centre de formation de l’Anader de Gagnoa a aussi salué la contribution du Projet ProCIV et ses partenaires dans le succès de l’incubateur du Centre de formation de Gagnoa.
Leur contribution a-t-il précisé, se situe au niveau de l’appui technique, avec le renforcement des capacités des agents de l’Anader ; la contribution à la structuration des chaînes de valeur cacao, manioc, banane plantain, en identifiant les opportunités économiques et en accompagnant les jeunes et femmes entrepreneurs ; le soutien financier et logistique.
Toujours selon lui, le projet ProCIV a financé la construction et l’équipement de l’incubateur de transformation (machines, outils), et organisé une visite d’échanges entre les incubateurs et unités pilotes mis en place sur le territoire ivoirien. « La contribution du Projet ProCIV et ses partenaires se situe également au niveau de l’innovation et de la durabilité. Le projet encourage l’utilisation de technologies vertes et la valorisation des déchets agricoles pour créer des produits à forte valeur ajoutée (engrais organiques, aliments pour bétail, cosmétiques, etc.). Il favorise la durabilité environnementale et économique des initiatives incubées », a-t-il poursuivi pour clore cet entretien avec les medias.
C. DJEZOU
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