| vegetale | 24.06.2025 | 1.20K |
Cette mission de supervision s’est déroulée en deux (02) phases dont les visites terrain et échanges, et les présentations des états d’avancement du projet des différents Partenaires de Mise en Œuvre (PMO).
Notons qu’après le briefing au siège de INTERCOTON à Korhogo, les équipes sont rendues au siège de la fédération des unions des sociétés coopératives des producteurs de coton de Côte d’Ivoire (FPC-CI) où se tenait une session de formation sur l’esprit coopératif.
… un Projet à l’Esprit Coopératif
Il faut dire que dans le cadre du projet RESCO, au niveau de la composant 4.1, qui est le renforcement des capacités des OPA et des structures fêtières, depuis plus de 4 ans, un certain nombre d'activités sont menées sur le terrain. En l’occurrence les activités d'appui aux organisations professionnelles agricoles, de regroupement de ces OPA au sein des structures plus fortes.
A ce sujet un financement dénommé Fonds PARES (Fonds d'appui aux organisations professionnelles agricoles entreprenantes de la filière coton) est prévu. « …pour que nous puissions avoir des sociétés coopératives fortes, capables de rendre des services aux membres, il faut que ces sociétés coopératives soient éduquées, soient formées sur l'esprit coopératif. Qu'est-ce qu'une société coopérative ? Quelles sont les obligations de cette société coopérative ? Quelles sont les obligations des adhérents, des membres de la société coopérative ? Il faut bien montrer cela aux producteurs pour qu'ils sachent comment notre organisation est structurée, voilà les aspirations auxquelles elles doivent répondre. » a répondu M. Yénissongou Jean, Assistant OPA de INTERCOTON.
Cette session de formation était non seulement une exigence du projet RESCO mais aussi une volonté manifeste du Coordonnateur du projet M. SILUÉ Siontiamma Jean-Baptiste que cette formation soit la première formation administrée dans le bassin cotonnier au niveau du projet RESCO. Cette rencontre a permis de faire un bilan à mi parcours sur les 30 sessions de formation qui ont toutes été réalisées soit 100% de taux de réalisation ainsi qu’un taux de participation des sociétés coopératives de 270/300 soit 90 %.
Nous avons pu faire, à ce jour, 24. Et sur les 24, nous avons eu un taux de participation d'autour de 92 %, ce qui augure l'importance que les producteurs eux-mêmes accordent à cette formation qui, selon eux, est très importante. On peut évaluer à combien de producteurs sont impactés par RESCO ? Au niveau de l'impact direct, c'est-à-dire, quels sont les producteurs que nous avons invités ? Nous avons décidé, de commun accord avec la Fédération, d'inviter 300 sociétés coopératives.
Au delà, les équipes de la mission ont eu un échange avec les participants de cette session de formation avant d’entamer la suite du programme.
… un encouragement à la production de la qualité
La mission s’est ensuite dirigée dans le village de Kaziévogo dans les environs de Korhogo pour apprécier la réalisation d’une case de stockage de coton graine et échanger avec les producteurs semenciers dudit village.
Les échanges ont porté sur la qualité de la semence en rapport avec l’apport de la case de stockage offerte par le projet RESCO et les bâches de protection, mais également sur les bœufs de culture attelée et la mécanisation de la culture du coton…
Ainsi ce village de la zone COIC (Compagnie Ivoirienne de Coton) étant un village semencier depuis 2008, et demeurant une des ressources en matière de rendement et de production de qualité du coton graine dans le bassin, le projet a donc offert à cette circonscription une case de stockage de coton graine afin d’encourager les producteurs semenciers dans le souci premier de l’amélioration de la qualité du coton graine.
Cette case comprenant 4 compartiments d’une capacité de stockage de 8 Tonnes chacune soit 32 tonnes au total, fait partie des 60 cases à réaliser dans le bassin cotonnier.
Evoquant les pertes de production de la qualité du coton graine, liées aux intempéries et aux effets du changement climatique, les producteurs semenciers ont remercié l’AFD pour son soutien, à travers la construction de ce bâtiment pour l’amélioration de la qualité du coton graine ; sans omettre les bâches de protection reçues. Par ailleurs, ses producteurs ont demandé des outils de mécanisation de la culture du coton afin de réduire la pénibilité des travaux en l’occurrence un Centre des Prestations Motorisées et des Innovations Agricoles (CPMIA) dans leur zone à l’exemple de celui de mankono et de Napié.
Suivant le programme, la mission est allée observer une piste de l’itinéraire carrefour Waranéré-Sissian de 7Km qui a été reprofilée avant de s’imprégner de l’état d’avancement de la clôture de l’usine de l’unité de délintage dans la localité de kakologo.
“l'unité de délintage c'est un des gros chantiers du programme RESCO. Puisque c'est la construction d'une usine qui va également permettre d'améliorer la qualité de la semence qui est produite pour l'ensemble du bassin cotonnier. Donc c'est un investissement important... Et ce qui est important c'est qu'il y aura probablement une prolongation du projet parce qu'il va y avoir un chantier qui va durer au moins un an et puis ensuite jusqu'à la réception définitive et la mise en service de l'usine; il y aura besoin aussi d'un accompagnement. Mais pour nous c'est vraiment un chantier stratégique” a déclaré le responsable d’équipe projet à l’AFD, Thierry Duplan.
… une réduction de la pénibilité de la culture
La délégation conduite par le Directeur Exécutif de INTERCOTON et Coordonnateur du RESCO, a terminé les visites terrain par leur passage sur le CPMIA de Napié qui a été renforcé en tracteurs agricoles en l’occurrence 20 nouvelles machines agricoles équipées de charrues pour les prestations de labour. L’équipe de l’AFD s’est par ailleurs entretenue avec des Techniciens en Association Agriculture et Élevage (TAAE) pour en s’avoir davantage sur leurs activités au quotidien et leur profil professionnel.
Pour rappel dans le projet RESCO, ce sont 20 000 bœufs qui sont mis à la disposition des producteurs à moitié prix, et ce sont ces TAAE qui sont chargés de vérifier les spécifications techniques décrites dans le cahier de charge et par la suite, suivre la santé des bœufs auprès des producteurs. Ils interviennent dans la filière coton pour la santé animale, principalement la santé des bœufs de cultures attelées.
L'autre aspect également abordé par l’AFD, était la lutte contre les mouches tsé-tsé. Sachant que les mouches tsé-tsé sont des vectrices de la trypanosomose animale, dans le cadre du projet, 500 villages les plus infestés aux mouches tsétsé ont été identifiés par nos partenaires de la direction des services vétérinaires (DSV) et dans ces 500 villages, des comités villageois de lutte (CVL) contre les mouches cessées devrait être installés. Alors les TAAE étant formateurs de ces CVL, la mission est également échanger avec eux sur l'avancée de cette activité.
“Pour retenir qu'à ce jour, ce sont 245 villages sur 500 prévus qui ont vu l’installation des comités villageois de lutte. Ces 245 CVL ont pu déployer avec l'appui des formateurs qui sont les TAAE, donc 7350 pièges à mouches tsé-tsé dans la première phase” nous informe M. DJE Bi Tra, responsable de la cellule mécanisation de INTERCOTON.
Notons qu’une seconde phase viendra pour prendre en compte les 255 villages restants.
“on a fait un tour de différentes réalisations du RESCO, avec des magasins de stockage, ici sur le site de l'usine de délintage, des pistes, voilà, donc un programme bien chargé, …ça se passe bien, les travaux avancent. Ici, on espère que bientôt, on aura une usine de délintage. Mais en tout cas, je pense qu'on est assez satisfait “ selon Philippe Roudier, chargé de mission et responsable du pôle agriculture, biodiversité et environnement de l'AFD en Côte d'Ivoire.
La mission s’est achevée ce vendredi 13 juin 2024, avec des présentations sur l’état d’avancement du projet RESCO au niveau des Partenaires de Mise en Œuvre (PMO) en l’occurrence Le CNRA sur la recherche, le FIRCA sur le Conseil de Gestion et le Conseil Agricole, l’AGEROUTE, et l’ANDE.
Notons que le projet de Résilience des Systèmes Cotonniers du Nord de la Côte d’Ivoire (RESCO) a pour objectif d’accompagner le développement durable de la filière cotonnière dans un contexte de vulnérabilité climatique à travers une approche sensible au genre. La mise en œuvre du projet est coordonnée par INTERCOTON, maître d’ouvrage délégué du projet.
Le RESCO est structuré autour de quatre (04) composantes qui sont la Durabilité des systèmes cotonniers et innovation ; la Professionnalisation des EAF et amélioration de la productivité du travail, l’appui à la commercialisation ; et le renforcement de capacités institutionnelles.
Il faut rappeler que l’État de Côte d’Ivoire, à travers le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), a signé avec l’Agence Française de Développement (AFD) un accord de crédit pour la mise en œuvre du projet de Résilience des Systèmes Cotonniers du Nord de la Côte d’Ivoire (RESCO) pour une durée de quatre (4) ans (2021-2025).
Pour plus d'informations et de détails sur les développements futurs de la filière cotonnière de Côte d'Ivoire, veuillez contacter le service de presse de INTERCOTON.
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