CI / Ecoles de formation professionnelle agricole : Situation toujours tendue entre étudiants et aut

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business 25-04-2024 2.07K

La quiétude ne sera de mise d’aussitôt au sein des différents établissements de formation professionnelle agricole en Côte d’Ivoire. Et pour cause, une situation de bras de fer entre les étudiants des dits établissements et les autorités de tutelle qui a débouchée sur une grève à l’initiative des apprenants pour réclamer un certain nombre de mesures avec en point de mire la suppression du concours d’intégration à la fonction publique.

La quiétude ne sera de mise d’aussitôt au sein des différents établissements de formation professionnelle agricole en Côte d’Ivoire. Et pour cause, une situation de bras de fer entre les étudiants des dits établissements et les autorités de tutelle qui a débouchée sur une grève à l’initiative des apprenants pour réclamer un certain nombre de mesures avec en point de mire la suppression du concours d’intégration à la fonction publique.

En effet, un préavis de grève émanant des étudiants des différentes écoles de formation professionnelle agricole à travers le Mouvement National de tous les Etudiants de l’INFPA jugé informel  par les autorités, a été déposé auprès de l’administration de cet établissement et certaines autorités compétentes du ressort de cet institut. 

Ce préavis datant du 11 avril 2024, fais cas, selon les auteurs « de profond mécontentement face au manque de soutien et aux injustices » subi par les étudiants. Toujours selon le dit préavis, les étudiants devraient entrer en grève depuis le 16 avril 2024. 

Dans les détails, le préavis du Mouvement National de tous les Etudiants de l’INFPA (MNEI) explique qu’après leur formation à l’INFPA suite à un concours d’entrée, ils sont confrontés à « une situation précaire en raison du concours d’intégration qui ne profite pas à tous les étudiants » à cause du nombre très limité de place qui ne garantit pas assez de chance « équitable à tous car incluant également des candidats externes ». A en croire ces étudiants, rien a bougé, malgré toutes les tentatives pour résoudre le problème à travers des courriers adressés aux différentes autorités compétentes et même au-delà. 

Pour les étudiants contactés par La Rédaction de La Tribune Agricole, l’INFPA (Institut national de Formation Professionnelle Agricole), officiellement sous la tutelle de trois (03) ministères techniques ; à savoir le Ministère d’Etat, Ministère de l’agriculture et du Développement Rural, le Ministère des ressources animales et halieutiques puis le Ministère des Eaux et Forêts, fut créé par décret ministériel afin de former des professionnels de l’agriculture pour une agriculture moderne et compétitive au plan international. 

L’INFPA est composé de onze (11) établissements que sont ERA sud Bingerville, ?ESEMV Bingerville, CAPP Bingerville, ESPPEC TIEBISSOU, ?ERA EST Abengourou, EFAF Ferentella, EFAP Bouaflé?CAPPAJ Jacqueville, CFA Raviart, ?CAPP Kossou et ESF Banco. Pour y accéder, il faut être admis au cours d’un concours lancé chaque année. 

Malheureusement pour ces derniers, après leur formation, ils sont livrés à eux-mêmes pour ce qui concerne la grande totalité des effectifs. Et ce, à cause d’un autre concours dit d’intégration presqu’infranchissable pour espérer avoir accès à la fonction publique contrairement aux autres instituts étatiques tels l’INFAS, INJS,INFS, IPNEPT, ENS,ENEF, CAFOP… qui auraient les mêmes statuts d’EPN (Etablissement Public Nationale) que leur structure de formation.

Aussi, en plus du fait que très souvent, il n’y a que quelques places qui ne pourraient atteindre le nombre de vingt (20) places de disponibles sur au moins 600 candidats formés, la concurrence avec l’extérieur comme souligné plus haut annihile l’équilibre des chances des vrais apprenants.   

Pis, selon un de nos interlocuteurs, une des filières, l’Agro-Transformation, dernière en date suscitée par les gouvernants pour former les jeunes ivoiriens à la conservation et la pérennisation des produits agricoles, malgré l’étape de sa 6e promotion, n’a pas de concours approprié pour l’insertion de formés ; les vouant ainsi à la cruauté du chômage. 

« Avec le refus des autorités de nous recevoir suite à nos différentes démarches, nous avons décidé de prendre notre destin en main à travers ses mouvements de mécontentement pour interpeller nos autorités ; car voyez-vous à titre d’exemple, le Ministère des Eaux et Forêts qui ne se sentais plus à l’aise dans cette situation a préféré quitté insidieusement l’institut pour lancer son propre concours de recrutement direct en recrutant près de 4000 personnes sur une période de 2 ans. Et nous qui faisons partir des autres ministères quel sera notre destin ? » S’alarme en larmes un étudiant d’Era Sud interrogé par La Rédaction de latribuneagricocle.ci. 

Avec ce qui précède, il y a également qu’outre les établissements « le directeur a décidé de fermer les cantines pour affamer les étudiants alors que ces derniers pour nombreux se sont acquittés de leur droit de restauration qui est de 20.000f/mois payé dans les différentes écoles aux différentes structures privées qui gèrent ses restaurants. De quel droit donc la direction se permet-il de faire fermer les cantines gérées par des services privés en nous envoyant les forces de l’ordre ? » Grogne un autre étudiant de l’INFPA.

Ainsi, pour l’atteinte de cet objectif, qui n’est d’autre qu’interpeller selon eux l’ensemble des décideurs idoines, les étudiants durant leur mouvement de grève avaient décidé de rester sur place dans les établissements et clore par une marche qui a eu lieu le lundi 22 avril 2024 devant l’immeuble de la Caistab et certaines artères de la commune du Plateau, pole ivoirien des affaires.

En réponse à tous ce qui précède et face à cette délicate situation, « l’opinion », selon des protestataires « n’a eu d’abord droit qu’aux railleries d’un certain Said Penda qui se croirait l’homme de la République de Côte d’Ivoire indiqué à tout répondre en maquillant les réalités pour en sortir ses fameuses fausses-vérités à lui, guidé par ce que lui seul sait »

« Cet individu, dans une démarche unique, dit avoir interrogé l’administration aux premières heures de nos revendications et que nous serions un groupuscule d’élèves avec une demande surprenante selon ses termes, alors que nous aurions signé un engagement sur l’honneur nous obligeant à nous orienter ailleurs que de réclamer d’office une intégration à la fonction publique. C’est dommage pour quelqu’un qui termine ses prétendues informations par ce qui est vrai est vrai. Car aucunement, il n’a pris la hauteur qu’exige le métier dont il se réclame pour prendre l’opinion des étudiants que nous sommes »  appui un des délégués des étudiants de l’INFPA avant d’enfoncer le clou en révélant « qu’il ne s’agit pas tout d’abord comme tout le monde a pu le constater d’un groupuscule d’étudiants mais de l’ensemble des étudiants. Car un groupuscule ne saurait empêcher la tenue des examens initialement prévus pour le mardi 16 dernier puis nécessiter l’appui de plusieurs cargos des forces de l’ordre pour être délogé des écoles.  Ensuite, si M. Said Penda n’avait pas des objectifs de charmes et/ou de mercantilisme, il aurait pu nous interroger afin de comprendre que l’engagement dont il parle, d’abord inconnu des postulants, n’est découvert et signé par ces derniers qu’après leur admission au concours d’entrée à l’INFPA »

Avant cette sortie du sieur incriminé plus haut par les étudiants, la Direction de l’INFPA, par la note N 000375/MEMINADER/INFPA/DIR du 16 avril 2024 signée du Directeur General, Dr Ayenan Marc-Olivier TOGBE, a décidée d’ordonner la fermeture temporaire des établissements de l’Institut National de la Formation professionnelle Agricole et ce, en raison selon ledit communiqué « du refus des étudiants de l'INFPA en premières années de tronc commun d'effectuer les examens partiels, et en raison du climat d'insécurité et d'insalubrité crée dans les établissements par des manifestants » tout en promettant « le dialogue… ouvert afin d'apporter des solutions réalistes aux revendications formulées ».

Même son de cloche des autorités à travers une note parvenue à la Rédaction de latribuneagricole.ci qui serait en provenance du Sercom MEMINADERPV. En effet, tout en relatant les faits, à savoir que suite au mouvement des étudiants, la direction de l’institut a pris comme indiqué plus haut la décision de la fermeture des établissements au vu de la situation d’insécurité. 

Seulement que selon la dite note « 48 heures après la prise de la décision, la quasi-totalité des élèves ont quitté leur établissement sauf ceux des écoles de Bingerville qui ont refusé de façon radicale de ne pas respecter la décision des autorités. C’est dans ces conditions que le Samedi 19 avril 2024, les forces de sécurité ont été sollicitées sans heurt pour libérer les établissements. Le lundi 22 avril 2024, un groupuscule d’élèves a tenté une marche à la CAISTAB, où sont longés les bureaux des Ministres en charge de l’Agriculture et des Ressources Animales et Halieutiques. Nous rassurons l’ensemble des partenaires et acteurs de la formation professionnelle Agricole que Monsieur le Ministre d’Etat, Ministère de l’Agriculture du Développement Rural et des Productions Vivrières reste disponible à trouver une issue heureuse à cette situation. »

Jusqu’au moment de la mise sous presse de cet article par latribuneagricole.ci rien de nouveau n’a été signalé en termes de solutions pour ce qui concerne cette situation de bras de fer entre étudiants de l’INFPA et les autorités de tutelle.

Affaire à suivre donc !

Par Fulgence Wawa Jay 

+225 0708182915

wawa.fulgence78@gmail.com

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